L’Afitf une nouvelle fois dans le collimateur

La Cour des comptes a de la suite dans les idées. Après avoir déjà requis en 2009 la peine capitale à l’encontre de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf), elle vient derechef de demander la tête de cette « coquille vide » dans un nouveau rapport publié le 12 mars dernier. Les chefs d’inculpation restent peu ou prou identiques : faiblesse de valeur ajoutée de l’agence, absence d’indépendance à l’égard de la direction générale des infrastructures, des transports et des mobilités (DGTIM) du ministère, absence de ressources stables… La rue Cambon préconise de réintégrer les crédits concernés au sein du budget général de l’État, et de renforcer le Conseil d’orientation des infrastructures, dont elle relève au passage le manque de « moyens nécessaires à l’exercice de ses missions, dont le suivi de l’application des décisions d’investissement ». Reste que jusqu’ici, le roseau (5 équivalents temps-plein) plie, mais ne rompt pas.